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 Se découvrir transsexuel-le ou transgenre

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AuteurMessage
Rafael
Farniente or not farniente ?


Nombre de messages : 6050
Date d'inscription : 24/09/2007

MessageSujet: Se découvrir transsexuel-le ou transgenre   Jeu 1 Mai 2008 - 11:09

Si certains se sentent garçons alors qu'ils sont nés dans un corps de fille (transexuels), beaucoup sont aussi très nuancés se ressentant un peu l'un ET l'autre (transgenres) et ne souhaitant pas forcément être hormonés et/ou opérés. D'autres, tout en ayant conscience d'être dans le mauvais corps, ne savent pas encore exactement ce qu'ils désirent "réparer".
Les différents termes n'étant pas connus de tous, le dialogue est primordial pour ne pas risquer d'enfermer quelqu'un dans une situation qui le déborderait et irait trop loin pour lui ou inversement.


Se découvrir transsexuel-le ou transgenre
Publié le dimanche 13 août 2006. Marie-Noëlle Baechler. (site vrais visages.net)

L’adolescence et le début de l’âge adulte est un moment particulièrement difficile pour les personnes transsexuelles et transgenres. Cest celui où elles se sentent le plus en décalage et isolées des autres. C’est aussi le moment où se pose pour la première fois la question de savoir si elles ont l’envie, le désir et la force d’accepter leur différence comme une richesse.

C’est une fille ou un garçon ?
Nous vivons dans une culture qui est obsédée par la détermination du sexe des enfants. Il n’est pas rare que des parents fassent des échographies d’abord pour savoir si leur enfant sera un garçon ou une fille. La plupart du temps, ces derniers n’imaginent pas qu’ils puissent recevoir une autre réponse alors que cela se produit. Par la suite, l’accouchement se termine par la proclamation du sexe de l’enfant. Et tout le monde est heureux d’avoir cette confirmation. Mais ça n’est pas toujours aussi simple.

Au moment où ils prennent conscience qu’ils ont un sexe, environ vers 4-5 ans, certains enfants sentent que quelque chose ne va pas, qu’il y a eu une erreur quelque part. Ils réagiront en disant quelque chose du genre "mais pourquoi est-ce qu’on me traite en fille alors que je suis un garçon ?" ou inversement. Cette découverte est douloureuse et angoissante. Elle l’est encore bien plus si leurs proches nient totalement ce qu’ils ressentent, ce qui est extrêmement fréquent.

Vivre dans le mauvais corps
Grandir et vivre quand on attend de vous certains comportements, certaines attitudes, certains sentiments alors que tou cela vous est totalement étranger, que vous devez en permanence jouer un rôle pour satisfaire les attentes des autres, alors qu’absolument personne ne vous écoute et ne vous comprend, et surtout pas vos parents et encore moins les psychologues chez qui ils vous envoient est une expérience terrifiante.

Quand on grandit comme cela, on espère très longtemps qu’un beau matin on va se réveiller avec un corps enfin juste. Certains enfants passent beaucoup de temps à prier le Bon Dieu afin qu’il se rende compte enfin de l’erreur qu’il a fait et qu’il la répare de suite. Alors quand l’adolescence arrive et qu’on voit son apparence physique nous trahir encore un peu plus, c’est encore bien pire.

La difficile période de l’adolescence
A l’adolescence, nombre d’enfants trans se sentent totalement seuls et désespérés et ils vivent cela depuis des années. Ils sont très souvent tristes, mélancoliques, déprimés. Nombre d’entre eux se suicident. D’autres se mettent à consomme des drogues ou à faire des choses dangereuses dans l’espoir d’en finir. Ils se sentent tellement seuls, incompris et abandonnés de tous, ils se sentent dans un tel chaos qu’il leur est très difficile de nouer des relations avec leurs camarades et les autres ados. Ils deviennent les exclus et les moutons noirs des classes et des groupes. Nombre d’entre eux subissent beaucoup de violence et ils en seront marqués à vie.

Si c’est votre cas, il est essentiel que vous sachiez que vous n’êtes pas seul au monde, que d’autres personnes ont eu la même enfance et qu’elles ont réussi à trouver un chemin pour s’accepter, pour réparer leur corps et pour vivre une vie heureuse. Trouver cette voie va vous demander de lutter de toutes vos forces, mais il y a d’autres issues que le suicide.

Des trajectoires de vie ressemblantes mais très différentes
Cela n’a l’air de rien mais mettre des mots, des mots qui décrivent et qui ne condamnent pas, sur ce que l’on ressent nous aide beaucoup à nous y retrouver.

Certains enfants sont nés dans un corps de fille alors qu’ils sentent très fort et depuis toujours qu’ils sont des garçons. Pour d’autres c’est l’inverse. On parle alors de transsexualité. Pour d’autres enfants, c’est plus compliqué. Souvent, ils se sentent à la fois garçon et fille. On parle alors de personnes transgenres.

Ce sont deux expériences en apparence très proches, mais la trajectoire de vie et les besoins des personnes transsexuelles et transgenres sont en fait assez différents. Les personnes transsexuelles et transgenres n’ont pas les mêmes besoins en matière de correction physique de leurs corps. Elles se situent aussi différemment ce qui fait que leur besoin de se fondre dans la société n’est pas la même.

La question de l’opération
Les personnes transsexuelles ont besoin de pouvoir complètement réparer leur corps et de se faire reconnaître comme appartenant au sexe avec lequel elles s’identifient. Cela implique des soins médicaux (au minimum un traitement hormonal, un travail de la voix et une opération de réattribution de sexe) ainsi qu’une mise à jour de le statut officiel (changement d’identité et de tous leurs papiers).

De leur côté, les personnes transgenres ne souhaitent pas une transformation aussi complète. La plupart sentent qu’une correction partielle de leur corps (habituellement un traitement hormonal) leur suffit. Certaines souhaitent changer leurs papiers et leur statut social, mais,suivant les pays, ça n’est pas toujours possible.

Les opérations de réattribution de sexe pour les femmes transsexuelles sont bien au point et les résultats sont excellents quand elles sont effectuées par des chirugiens de tout premier plan. Les interventions de réattribution de sexe destinées aux hommes transsexuels restent plus problématiques, très chères et il y a moins de chirugiens qui les maîtrisent. Il est de ce fait plus fréquent que des personnes qui s’identifient comme hommes renoncent en particulier à une phalloplastie (l’opération destinée à reconstituer un sexe masculin), quand bien même ils y aspirent fortement. La conséquence est qu’il y a une assez forte proportion de personnes qui s’identifient en tant qu’hommes mais qui ne procèdent pas à l’ensemble des opérations légalement nécessaires à la mise à jour de leurs papiers. Il y a aussi une proportion croissante de personnes qui ne s’identifient pas comme homme, mais comme des femmes homosexuelles qui pratiquent un traitement à la testostérone. Elles se définissent souvent comme des "gender queer", terme qui n’a pas d’équivalent français.

La transition
La transformation des personnes transsexuelles ne se limite pas à des traitements médicaux. Ceux-ci s’inscrivent dans une longue démarche intérieure qui leur permet de se défaire du masque qu’elles ont du porter, d’explorer, d’accueillir puis d’affirmer leur vrai visage.
Cette démarche, appelée transition est une forme de coming-out radical, dans lequel la personne se découvre, puis s’affirme dans tous les domaines de sa vie (famille, amis, travail, école, loisirs. Etc.). Et les démarches médicales qui l’accompagnent, le changement profond de l’apparence de la personne font qu’il n’est pas possible de ne faire ce coming-out que partiellement. C’est donc une entreprise radicale et sans retour qui demande beaucoup de force, de détermination et de courage.

Le chemin intérieur des personnes transgenres a ceci de particulier que leur identité intérieure est en dehors des normes habituelles en matière de sexe et de genre. S’il leur faut également se débarasser du masque qu’elles ont du porter pendant des années, si leur transition est médicalement plus simple que celles des personnes transsexuelles, elles doivent assumer le fait que leur identité propre n’est pas reconnue par la société, ce qui est loin d’être facile à vivre. L’espagne a récemment adopté une loi qui prend en compte à la fois les personnes transsexuelles et les personnes transgenres, espérons que cela se généralisera dans les années à venir.

Le coming-out
L’adolescence et le début de l’âge adulte et souvent le premier moment ou les personnes transsexuelles et transgenres ont la possibilité de commencer à accepter et à assumer leur identité propre. Mais faire son coming-out à ce moment peu se révéler extrêmement difficile. Certains parents réagissent très violemment face à un enfant qui leur révèle sa différence. Ils ne peuvent supporter de voir mis en lumière et affirmé ce qu’ils ont tout fait pour nier. Il arrive que des enfants ou des adolescents se retrouvent à la rue pour avoir révélé leur transsexualité ou leur transgendérisme. Si vous êtes encore dépendants d’eux, il peut être sage d’être très prudent et de ne révéler votre différence que si vous êtes sûr-e d’être accueillis. Si vous avez des doutes à ce sujet, il peut être prudent de garder votre révélation pour plus tard, même si cela fait très mal.

Même si cela n’est pas le cas, il est important que vous compreniez que votre coming-out a des chances de mal se passer, si vous le faites dans l’espoir d’obtenir de vos parents l’autorisation de vivre votre différence. Faire son coming out est un acte d’affirmation et d’expression de soi qui demande de ne pas dépendre de l’acceptation de l’autre. Ca demande une grande sécurité intérieure.

Des traitements coûteux
Les traitements dont vous aurez besoin ne sont pas tous remboursés et certains sont très chers. C’est essentiel de vous former autant que vous le pouvez et de choisir un travail qui vous permettra d’une part de gagner l’argent nécessaire et d’autre part qui rendra possible votre transition, donc où vous vous sentirez bien et serez facilement accueillis aux différentes étapes de votre transition. Cette dernière est un moment de grande vulnérabilité. On risque entres autres d’y perdre son travail ce qui est dramatique quand on a besoin de beaucoup d’argent. C’est le début d’un enchaînement qui mène des gens au suicide. Pour réduire ce risque, c’est extrêmement précieux d’avoir un emploi dans lequel on se rend "indispensable".

Nombre des traitements nécessaires à une transition sont remboursables dans les différents pays d’Europe. Mais, pour obtenir ce remboursement, vous serez obligé-e-s de passer par des circuits officiels, en général psychiatriques, qui ne sont pas toujours respectueux et qu’un nombre croissant de personnes transsexuelles et transgenres récusent. C’est là où le fait de gagner assez d’argent pour vous permettre de financer intégralement votre transition peut devenir très important. Si c’est vous qui payez, vous aurez considérablement plus de liberté de choix que si vous passez par des canaux standards. Ceci peut en particulier vous permettre de trouver des personnes respectueuses de votre identité et d’éviter des prises en charge trop souvent foncièrement deshumanisantes. C’est aussi pour cela que d’étudier autant que vous le pouvez est très important.

Transition précoce
Si vous avez la chance de vivre dans une famille qui vous accueille et qui vous soutient tel que vous êtes vraiment, alors il est possible d’envisager de faire une transition "précoce". Celle-ci vous permettra de faire vos expériences d’adolescent-e à peu près en même temps que les autres, et elle vous évitera de voir votre corps trop se déformer en raison de la puberté. Vous aurez besoin de l’aide de gens un peu aventureux car ce genre de transition fait peur à une majorité d’adultes.

Ne pas confondre « qui je suis » et « qui j’aime »
Il est aussi important de ne pas oublier que savoir qui on est et qui on aime sont deux choses bien distinctes. Cela signifie qu’il existe une certaine proportion de transsexuelles lesbiennes et de transsexuels gays. Etre attirée par des femmes alors que vous vous situez vous-même en femme, ou être attiré par des hommes alors que vous vous situez vous-même en homme ne veut donc pas dire que vous n’êtes pas transsexuel-le.

Expression de genre : « à qui je ressemble »
Pour finir, vous situer en homme ou en femme ne signifie pas que vous êtes obligés d’adopter une expression de genre traditionnelle. Rien ne vous empêche par exemple d’être une femme androgyne ou même butch et rien ne vous empêche d’être un homme fin, sensible et cultivé. Il est très important de ne pas oublier cela, surtout que certains thérapeutes ont tendance à vous enfermer dans des expressions de genre stéréotypées et qu’ils vous reprochent ensuite ce même comportement stéréotypé !

Pas seul-e au monde
Quand on se découvre transsexuel-le ou transgenre, on se croit seul-le au monde. Mais cela n’est pas si vrai que ca. On a calculé qu’aux Etats-Unis et en Angleterre, une personne sur 2500 a déjà bénéficié d’une opération de réattribution de sexe. Les mêmes personnes ont calculé qu’environ une personne sur 500 serait transsexuelle mais ne serait pas prise en charge. Quant aux personnes transgenres, elles sont encore plus nombreuses. Deux personnes sur 100 seraient transgenre selon les mêmes estimations [1]]. Cela n’est donc pas si rare que ça que de naître transsexuel-le ou transgenre. Et si cela n’est pas votre cas, cela ne serait pas surprenant si vous aviez une personne transsexuelle ou transgenre dans votre entourage. Dans votre vie, vous en avez presque certainement croisées, même si vous ne les ave pas identifiées comme telles.
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